Le cas: une employée de banque travaille à temps partiel à 80 % et a choisi le lundi comme jour de congé. Elle se sent désavantagée en ce qui concerne les jours fériés : outre les « jours fériés du lundi » classiques (lundi de Pâques, lundi de Pentecôte et les jours fériés Sechseläuten et Knabenschiessen qui ne sont pas assimilés à des dimanches), le jour de la Saint-Berchtold et le 1er mai tombaient également un lundi cette année. Elle demande donc une compensation appropriée pour les jours fériés dont elle n'a pas pu profiter. À juste titre ?
La solution : non, il n'existe aucun droit à la récupération d'un jour férié. Cela s'explique par la nature des jours fériés. Ils ne servent pas au repos ou à l'octroi de temps libre individuel supplémentaire, mais doivent permettre aux collaborateurs de célébrer l'événement à l'origine du jour férié. Le fait que la collaboratrice ait dû célébrer les jours fériés pendant son jour de congé n'est pas pertinent. Par rapport aux collègues travaillant à temps partiel qui prennent leur jour de congé le mercredi par exemple, elle n'a tout simplement pas eu de chance. Dans la pratique, différentes formes d'organisation du temps de travail se sont donc développées pour compenser cette apparente inégalité de traitement. Ainsi, dans certaines entreprises, les semaines comportant des jours fériés, le temps de travail théorique est par exemple réduit proportionnellement en pourcentage pour tous les collaborateurs, donc également pour les employés à temps partiel.
