Le cas:un employé de banque a réservé deux semaines de vacances en Thaïlande pour la période de Pâques. Ces vacances ont été demandées en temps utile et approuvées par l'employeur. Le vol prévoit une escale à Dubaï. En raison de l'escalade de la tension au Proche-Orient, la banque craint que le vol de retour ne soit annulé ou soumis à d'autres restrictions et que l'employé ne puisse pas rentrer en Suisse à temps. Cela serait particulièrement délicat, car ses services sont requis pour un projet important dès la fin de ses vacances. L'employeur souhaite donc lui interdire ce voyage. En a-t-il le droit?
La réponse:non, l'employeur ne peut pas interdire au salarié de partir en voyage. Certes, c'est en principe l'employeur qui fixe la date des congés, tout en tenant compte des besoins des salariés. Cependant, une fois les congés fixés et approuvés, un report ou une annulation de dernière minute sous la pression de l'employeur n'est autorisé qu'en cas d'urgence. Il est compréhensible que, dans le cas présent, la banque souhaite que l'employé ne prenne pas le risque d'un retour tardif. Cela ne suffit toutefois pas pour annuler des vacances déjà approuvées et réservées. La situation serait différente si les vacances n'avaient pas encore été approuvées ou s'il s'agissait d'une véritable urgence opérationnelle.
Dans le cas présent, l'employeur devra accepter que le salarié parte en voyage. Toutefois, si celui-ci revient effectivement en retard, c'est le salarié qui en assume le risque: il n'a pas droit à son salaire pour les jours de retard.
Comme souvent, il est recommandé ici aussi de rechercher une solution à l'amiable par le dialogue.
Peu après le début de la guerre en Iran, Employeurs Banques informé ses membres des questions relevant du droit du travail liées aux restrictions de déplacement et aux annulations de vols, en attirant notamment leur attention sur la distinction entre les voyages privés et les voyages d'affaires. Finews a abordé ce sujet dans un article.
